Des habitudes en pleine mutation
L’alimentation des Marocains a considérablement évolué ces dernières années. Entre tradition culinaire et influence occidentale, les habitudes alimentaires se transforment. En 2026, on observe une dualité marquée : d’un côté la persistance du régime méditerranéen traditionnel, de l’autre la montée de la malbouffe industrielle.
Les nutritionnistes constatent une augmentation de la consommation de produits ultra-transformés, de boissons sucrées et de fast-food, particulièrement chez les jeunes urbains. Parallèlement, un retour aux sources s’opère dans certaines franges de la population, avec un intérêt croissant pour le bio, le local et les circuits courts.
Le paradoxe marocain réside dans cette cohabitation : le pain traditionnel, l’huile d’olive, les légumineuses et les légumes de saison restent largement consommés, mais les rayons des supermarchés regorgent de produits industriels à bas prix. L’éducation nutritionnelle devient un enjeu majeur de santé publique, d’autant que l’obésité infantile progresse de 5% par an.
Les initiatives de sensibilisation se multiplient dans les écoles et les médias, avec des campagnes prônant le retour aux fondamentaux de la diète méditerranéenne, reconnue pour ses bienfaits cardiovasculaires.